Le vendredi 13
FCC-MILHAUD 4-2
13/01/2006
Article mis en ligne le 18 janvier 2006
dernière modification le 22 janvier 2006

par Al
logo imprimer

De Montpellier à la Bastide, il s’en est passé. Pensez, un vendredi 13. Forcément il allait s’en passer.
Doc lui s’en est passé. C’est comme ça, c’est la vie. La vie va. Quand elle va, parfois elle va de ci, parfois elle va de là. Passe comme le bon café, passe-partout, c’est la vie. Pour vous aujourd’hui, deux récits de vie, récit 1, récit 2, on y va.

Le score

FCC 4 - MILHAUD 2

Mi-temps 2-0


les joueurs

F - C - C
Franck
Daniel Gael Rémy Clément Doudou
Christian Philippe G Phlippe S
Francis Jacques Jean Yves
Alain B Pascal Michel
Christophe

les Buteurs

- Christophe 1
- Jacques 1
- Pascal 1
- Daniel 1


Résumé

Vendredi 13 de 2006, janvier. Récit 1.

L’affaire était risquée. Il le savait. Il s’était engagé en connaissance. Il serait à la Bastide, ou.
Pour cette mission, un seul vaisseau : 205. Elle s’imposait, fidèle et nécessaire, arme discrète pour ces combats incertains mais réguliers qui chaque cycle du vendredi fccien le hélaient et le halaient dans un destin immémorial.

Quatre sphères de cuir au damier noir et blanc, précieuse œuvre antique de vierges réunionnaises, gravitaient en permanence autour du crâne de Doc.
Invisibles pour le mortel, elles étaient l’attribut Présidentiel, base de données et appendice télépathique grâce auxquels il pouvait à chaque instant entrer en communion totale avec son alter céphale opérationnel en permanence lui là-bas sur la zone.

Ce soir pourtant dès l’amorce, quelque chose faisait signe : un frémissement neuronal inhabituel avait parcouru sa boîte crânienne, cherchant à se transmettre afin de faire sens jusqu’au céphale Propre situé dans le petit orteil du pied gauche.
A bout de forces cependant, l’émotion primale s’était malheureusement estompée puis évanouie dans le genou.
Autour de la tête, une sphère avait fui sa révolution.

Doc n’avait cure de ce message inaudible. Il irait, il le devait. N’était-il pas dans 205, bijou technologique du précédent millénaire, hâvre de l’œuvre, pays du matin calme pour nuits agitées.
Là-haut, une boule seconde clignotait.

205 venait de parcourir 275 millions de kilomètres, idéalement guidée par Houston le jeune caniche en peluche à tête branlante qui lui servait d’ordinateur.
L’animal perdit la tête. La troisième balle explosa.
205 entra en phase décélérative.
Doc frémit, son céphale reçut l’influx et innerva aussitôt l’information adéquate : à peine trois minutes plus tard, son pied droit - libre lui de toute présence précieuse - pesa davantage sur l’accélérateur.

Houston gisait décapité. Des lambeaux de cuir sombres et pâles collaient aux cheveux de Doc. Le ballon ultime fut pris de gravitation folle, s’éloignant et cognant. Décidément quelque chose n’allait pas.
205 émit soudain un râle terrible, dans une odeur insupportable de désir et d’amour irrémédiablement brûlés : « Mon cavalier, mon Doc Quichotte Oh... » mourut-elle.
Doc était suffoqué.
« Quoi la salope, elle me plante là ! » céphala-t-il.

De longues minutes s’écoulèrent. 32 exactement. Ou peut-être 21.
Doc s’activa, mû par les automatismes de la Sauvegarde. Ni une, ni deux, ni trois, ni quatre, ni douze, il composa le n° de sa moitié, la vraie, désignant aux espions sidérés et terroristes que son alter céphale n’était qu’une couverture !
Avant de sombrer dans la torpeur cataleptique où il avait coutume de plonger pour se sevrer des questionnements perfides de l’Aléa, Doc put lâcher ces mots décisifs : « Chérie, réfléchissons... »

L’illumination fut immédiate, le transfert mental rédempteur. Doc jaillit de 205, non sans se cogner le crâne écrasant involontairement la sphère dernière qui d’ailleurs ne lui servait plus à rien et commençait même à l’emmerder sérieusement.
N’écoutant que la force de ses muscles, la tendresse de son cœur et peut-être aussi le bruit des voitures le dépassant à vive allure, et également selon toute vraisemblance la voix de sa conscience, en tout cas pas les zélateurs débiteurs d’assurance, mais par contre les amateurs de débits de boisson c’est possible, parce qu’après l’effort, le réconfort somme toute, Doc chargea 205 sur ses épaules, ouvrit grand les yeux et choisit sa route : Sortie Lunel.

Vendredi 13 de 2006, janvier. Récit 2.

Là-bas sur le terrain, c’était une autre paire de manches en attendant les nouveaux maillots.
Des manches en fait, on en avait plusieurs dans l’équipe. Mais ça...
C’était pas d’aujourd’hui !
Chaque année on se disait bonne pioche ! Comme d’autres se disent bonne année si vous voyez.
Mais manches de pioche ou cartes dans la manche, on n’avait pas vraiment de joker. Non, nous notre force c’était plutôt.
C’est pour cela qu’on gagnait les matchs parfois.

Ce soir de Bastide nous partîmes 15 ou 16 mais par un prompt renfort nous nous vîmes 3000 en arrivant au bar.
Le ciel paraissait clément, mais un œuf lui poussa sur la cheville.
L’adversaire s’approchait à dix. Nous détachâmes donc un membre pour le compléter oubliant toute méfiance. Doudou le chevaleresque, jeune page rêvant secrètement d’idéal, nous amputa pour se greffer à l’équipe milhaudoise.
Foutre ! Il fit la passe décisive and last but not least ni Liszt non plus, il récidiva dans l’eau propre ou l’opprobre plutôt à cause de la boue en enfournant goulûment et sans vergogne le ballon désormais souillé dans une lucarne nôtre qui n’en put mais n’en revint pas ni nous.
Mais force était de se rendre à l’évidence : le salaud !
Cependant, compte-tenu de la grippe aviaire, nous avions mis Clément en quarantaine, plutôt 45 pour lui d’ailleurs bien qu’il jette 27.
Bref le Mal poursuivait son œuvre, laquelle se demandait bien pourquoi.

Etant ce que nous sommes, grâce à nous et malgré nous, nous gagnâmes 4 à 2, gratifiant le public comme nous le savons si bien sous la douche d’artistiques élans de patinage le long des cyprès.

Philippe le Blessé, preux héros de nombre de nos quêtes, était revenu par Minou. Consciencieux comme à son habitude, il décida de réserver la 1ère mi-temps pour relire l’ensemble de ses notes sur les 72 épisodes de Thalassa qu’il avait eu pour mission de compiler, afin de nous en faire la restitution la plus fidèle à l’occasion des fréquents intermèdes culturels qui émaillent nos repas du guerrier.
Entrant en jeu en seconde mi-temps, il sortit le grand prudemment, crochetant, cavalcadant, suspendant même quelque instant le temps pour décochant un tirant enveloppant dans la lucarnant. C’est bon Filou t’es bon pour le service mais n’oublie pas en février y a le ski.

Gaël eut mal au dos, Malec eut Maldives ou Bahamas, L’autre et Amon Maldoror, quelqu’un se donna un mal de chien, et se le rendit dent pour dent, l’œil était dans la tente et regardait Carmen, treize à la douzaine car il vaudrait mieux que nous ayons plus de maillots que trop floqués cependant que la couleur reste.

D’un seul coup, raidi devant l’écran cathodique, Jack devint pire hurlant « Pesant ce minot au Goulag ! ». Nous eûmes peur, il fut donc décidé que le Comité du Petit Matin se fendrait d’un accompagnement thérapeutique à la Boum de la Petite Poste avant privatisation.

Doc était là mais ça c’est une autre histoire...

Annexe

- Pourquoi un cerveau dans le pied ?
-  Parce que céphalopode.
-  S’affale au poste ?
-  Non céphalopode !
-  Ouais ça peut faire une brêfle de comptoir...C’est phallo quoi tu veux dire ?
-  Euh non...
-  Si le pode là, c’est phallo le pode euh le pédé quoi ?
-  Euh ah non...
-  Ah... bon

Le tableau des résultats


Mots-clés associés

Dans la même rubrique

0 | 5

FCC - CALVISSON
le 4 septembre 2013
par Fil_ip
MANDUEL - FCC
le 8 février 2013
par Fil_ip
FCC - SAINT MAMERT 5-0
le 27 janvier 2013
par Fil_ip
SAINT CHAPTES - FCC
le 18 janvier 2013
par Fil_ip
MOUSSAC - FCC
le 13 décembre 2012
par Fil_ip

Évènements à venir

Pas d’évènements à venir
Site réalisé sous SPIP
avec le squelette ESCAL 4.0.76